La terre, un bien commun
Avec son projet de « ceinture verte », la Métropole Rouen Normandie ambitionne de devenir une « métropole nourricière ». Ce projet ne peut voir le jour sans un choix politique fort en faveur de la « sobriété foncière ».
Entre 2011 et 2024, 847 hectares ont été artificialisés sur la métropole (source Cerema).
Cette tendance doit aujourd’hui s’inverser !
- En sanctuarisant les terres au regard de leur multiples fonctionnalités (maintien du potentiel agricole, captage du CO2 et préservation de la biodiversité, enjeu de qualité de l’eau).
Concrètement, cela suppose de reclasser notamment les zones à urbaniser (AU) en zones agricoles (A), naturelles et forestières (N) dans les documents d’urbanisme qui servent de cadre juridique contraignant aux politiques d’aménagement du territoire.
Un rapport de juin 2024 produit à l’initiative de la métropole Rouen Normandie rappelle que 70 % des zones AU (à urbaniser) sont de qualité « élevée » à « assez élevée ».
- En encourageant la densification foncière (aménagement des zones commerciales, réutilisation des friches, lutte contre la vacance des logements), tout en préservant un cadre harmonieux pour l’ensemble des habitants (maintien d’espaces de respiration, îlots de fraîcheur, etc.
- En renonçant définitivement aux grands projets désormais inadaptés au contexte de crises multiples que nous connaissons actuellement, dont fait partie, sur le territoire rouennais, le projet d’autoroute A133-A134.
Pour mener ce projet ambitieux, Les Bouillons préconisent le recours à un outil juridique qui a fait la preuve de son efficacité :
les périmètres de protection (ZAP/PENAP/PAEN, etc.)
En savoir plus sur les périmètres de protection
À Lille, la métropole s’engage pour préserver grâce à cet outil juridique ses captages d’eau :
